Mon panier écoloLe panier à prix coûtant

Pétition : 100 aliments bons pour la santé à prix coûtant dans les supermarchésSignez avec les 42 associations mobilisées.
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Le magasin

= vendu à prix coûtant avec la loi · Cliquez ou glissez un produit dans les caddies

42 associations se mobilisent

Santé, consommateurs, lutte contre la pauvreté, environnement : une coalition demande 100 aliments bons pour la santé à prix coûtant dans les supermarchés.

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Liste des signataires du communiqué de la coalition du 19 octobre 2026.

Questions fréquentes

En quoi consiste cette proposition de loi ?

La proposition de loi impose aux distributeurs de proposer en permanence un panier de denrées alimentaires saines, diversifiées et vendues à prix coûtant. L'objectif est simple : qu'accéder à une alimentation saine ne soit plus un privilège mais un droit.

Aujourd'hui, pour des raisons marketing, la grande distribution surmarge sur les produits sains pour sous-marger sur de la malbouffe ultra-transformée. C'est la conséquence de ce qu'on appelle la péréquation des marges. Avec cette proposition de loi, nous voulons changer cette logique absurde et rendre les produits sains plus accessibles.

Sur une centaine de produits sains, la grande distribution ne pourra plus faire ces surmarges. Elle devra les vendre à prix coûtant, c'est-à-dire sans gagner d'argent dessus, mais sans en perdre non plus, et sans transférer ce coût à ses fournisseurs ni aux agriculteurs. C'est une mesure en faveur du pouvoir d'achat, réaliste, concrète et proportionnée.

Concrètement, il y aurait quoi dans ce panier ?

Deux principes guident la composition du panier : la santé publique, en suivant les recommandations nutritionnelles du Programme national nutrition santé, et la diversité, avec au moins trois références différentes par catégorie de produits. Une part minimale de produits bio est également prévue.

C'est quoi, le prix coûtant de distribution ?

C'est le prix qui couvre les différents coûts du distributeur : le prix d'achat de la denrée au fournisseur, mais aussi les coûts de mise en rayon, les pertes éventuelles, les frais de personnel, etc. Concrètement, c'est le prix auquel la grande distribution ne perd pas d'argent, mais n'en gagne pas non plus.

Cela ressemble aux paniers anti-inflation de Bruno Le Maire ?

Non, les différences sont majeures. Les paniers anti-inflation n'étaient pas obligatoires : ils reposaient sur le bon vouloir des distributeurs. Leur composition était médiocre : les associations de consommateurs ont montré que la plupart des produits étaient classés D ou E au Nutri-Score, et que moins d'un quart étaient classés A ou B. Les fruits et légumes y étaient quasiment absents.

Enfin, ces paniers n'étaient pas vendus à prix coûtant : le distributeur n'avait pas à renoncer à sa marge. Le ministre de l'Économie demandait qu'ils soient vendus « au prix le plus bas », ce qui n'est pas la même chose et reste plus cher que le prix coûtant. Les paniers anti-inflation étaient surtout une opération de communication, quand notre proposition de loi est un véritable acte au service du droit à l'alimentation.

Cela ne risque-t-il pas d'accroître la course au prix bas, au détriment des fournisseurs et des agriculteurs ?

La proposition de loi prévoit des protections pour empêcher les distributeurs de transférer le coût du dispositif aux producteurs agricoles ou aux fournisseurs. Ces protections s'inspirent des contournements de la loi Egalim et des pratiques de négociation commerciale déséquilibrées révélés notamment par la commission d'enquête du Sénat.

Les supermarchés ne vont-ils pas augmenter le prix des autres produits ?

Ce serait leur choix : rien ne les y oblige. Sur les produits concernés, le prix coûtant couvre tous les frais du magasin : il n'y gagne pas d'argent, mais n'en perd pas non plus. La loi demande de vendre à prix coûtant, pas à perte. Augmenter le prix d'autres produits ne servirait donc pas à rester à flot, mais à faire plus de bénéfices.

C'est d'ailleurs le mécanisme actuel de péréquation des marges qui pèse aujourd'hui sur les produits sains.

Pourquoi ne pas simplement supprimer la TVA sur l'alimentation ?

Sur les aliments vendus en supermarché, la TVA est déjà réduite à 5,5 %. Surtout, sans transparence sur les marges, rien ne garantit qu'une baisse de TVA ferait baisser les prix : les distributeurs pourraient simplement augmenter leurs marges, comme on l'a vu dans la restauration après la baisse de TVA.

L'État perdrait des recettes qui financent les services publics, la grande distribution augmenterait ses profits, et le consommateur n'y gagnerait rien. Le panier à prix coûtant agit directement sur les marges, là où se joue le prix.

Ce sont des paniers pour les pauvres ?

Non. Le panier sera diversifié : fruits et légumes, poisson, huiles végétales, produits laitiers, avec une part de produits bio. Un décret fixera des exigences nutritionnelles, environnementales et de qualité minimales : la grande distribution ne décidera pas seule de son contenu. Et il sera ouvert à toutes et tous, dans chaque supermarché concerné.

Les « paniers pour les pauvres » existent déjà : ce sont les produits ultra-transformés de mauvaise qualité en bas des rayons, ou les restes de la grande distribution que trient les bénévoles de l'aide alimentaire.

Qu'en pense la grande distribution ?

La grande distribution se présente comme l'alliée du pouvoir d'achat. Cette proposition lui permet de le prouver, sans écraser ses fournisseurs et sans sacrifier la santé des clients.

La mesure est mesurée : elle ne concerne qu'une centaine de références sur les milliers vendues en magasin, et, sur ces produits, l'enseigne couvre tous ses frais.

Passage en caisse

SUPERMARCHÉ
AUJOURD'HUI
    TOTAL
    🌻 AVEC LA LOI
    PANIER À PRIX COÛTANT
      TOTAL
      Lettre ouverte aux enseignes de la grande distribution

      Bien manger ne doit pas être un luxe

      Mesdames et Messieurs les dirigeants de la grande distribution,

      L'inflation est aujourd'hui la première préoccupation des Français. 45 % d'entre eux la citent comme le problème le plus important du pays, un niveau inédit. Le pouvoir d'achat recule, et avec lui, la possibilité de se nourrir correctement.

      41 % de nos concitoyens déclarent rencontrer des difficultés à consommer des fruits et légumes quotidiennement en raison de leur prix. Ce taux s'élève à 60 % pour les foyers dont les revenus sont inférieurs à 1 400 euros par mois.

      Cette situation n'est pas une fatalité. Elle est le produit d'un mécanisme économique documenté : la péréquation des marges.

      Aujourd'hui, vous appliquez des marges plus faibles aux produits d'appel ultra-transformés, tandis que les marges les plus élevées pèsent sur les produits sains, indispensables à une alimentation équilibrée. Autrement dit, les fruits et légumes financent la malbouffe.

      Face à ce constat, nous vous adressons une demande simple, juste et applicable.

      Nous vous demandons de vous engager à proposer, dans l'ensemble de vos magasins de plus de 400 m², un panier d'une centaine de produits sains, vendus à prix coûtant.

      Nous nous adressons à vous avec des arguments, non des procès d'intention.

      Vous savez le faire. Le principe du prix coûtant est établi par le Code de commerce et déjà mis en œuvre : certaines enseignes proposent déjà plus d'une centaine de références à prix coûtant.

      Vous n'y perdrez pas d'argent. Il ne s'agit pas de vendre à perte, mais de ne pas réaliser de marge sur ces produits de première nécessité.

      L'effort est mesuré. Un hypermarché compte entre 40 000 et 80 000 références. Nous en encadrons 80 : un millième.

      Les agriculteurs et les industriels sont protégés. Aucune baisse du prix convenu, aucune remise, aucune ristourne ne pourra leur être imposée. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes en sera la garante.

      Nous vous demandons de vous engager publiquement, dès maintenant, à proposer en permanence un panier de produits sains, conformes au Programme national nutrition santé, à prix coûtant.

      Cette mesure ne coûte rien à l'État. Rien aux agriculteurs. Rien aux industriels. Elle ne vous coûte rien non plus, sinon qu'elle ne vous rapporte rien. Mais pour des millions de Français, elle change tout. C'est la possibilité de remplir son frigo sans choisir entre sa santé et son loyer.

      Ce serait une réponse concrète à la première préoccupation des Français, et la preuve que votre secteur peut être une partie de la solution.

      Bien manger ne doit pas être un luxe, mais un droit qui doit être garanti partout et pour tous.

      Dans l'attente d'engagements concrets de votre part, nous vous prions d'agréer l'expression de notre considération.

      Marine Tondelier

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      🌻

      Merci d'avoir signé la lettre !

      Allez plus loin : 42 associations portent aussi cette demande. Ajoutez votre nom à leur pétition.

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      📨
      Lettre ouverte aux enseignes de la grande distribution

      Vous signez la lettre ?

      Avec Marine Tondelier, demandez aux enseignes de vendre une centaine de produits sains à prix coûtant, dans tous leurs magasins.

      Oui, je signe ↗

      La proposition de loi

      Garantir l'accès à un panier diversifié d'aliments favorables à la santé, vendus à prix coûtant.

      Assemblée nationale

      Boris Tavernier

      Député écologiste du Rhône, fondateur de l'association VRAC de lutte contre la précarité alimentaire. Premier signataire de la proposition de loi n° 3087, déposée le 23 juillet 2026.

      Lire la proposition de loi →
      Sénat

      Antoinette Guhl

      Sénatrice écologiste de Paris, à l'initiative de la commission d'enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution, dont elle est la rapporteure. Rapport publié en mai 2026.

      Lire le rapport du Sénat →

      Ce que prévoit le texte

      Sources du simulateur